
À retenir
Comparez d’abord des logiciels qui accomplissent le même travail. Ortholeader, Orthalis, Orthokis, OrthoADVANCE, Orthofast et Veasy servent à gérer le cabinet ; une plateforme de planification d’aligneurs ou de suivi à distance répond à une autre fonction. Les prix, les connecteurs et les applications doivent être vérifiés pour la version et le contrat proposés à votre cabinet.
Définir le logiciel recherché
Dans ce guide, « logiciel d’orthodontie » désigne le système qui relie l’agenda, le dossier patient, les documents cliniques, les devis et la facturation. Le cabinet peut lui ajouter une caméra, un logiciel d’imagerie, une plateforme d’aligneurs ou un suivi à distance. Ces outils échangent parfois des données, mais la présence d’une passerelle n’en fait pas une fonction native du logiciel de gestion. Commencez donc par noter les tâches que votre équipe doit accomplir dans un seul dossier, puis les échanges indispensables avec les dispositifs déjà installés.
La distinction est concrète pour les photographies. Une application capable de capturer une image sur smartphone, une galerie capable de la classer dans le dossier et un logiciel capable de comparer deux séries dans le temps sont trois fonctions à tester séparément. Le nom du logiciel ne dit rien, à lui seul, de la qualité optique d’un appareil photo ni de la standardisation de la prise de vue. Le choix du matériel photographique mérite son propre examen ; ici, on vérifie le parcours des fichiers jusqu’au dossier patient.
Quelles solutions comparer pour un cabinet français ?
Le tableau rassemble les caractéristiques que les éditeurs publient actuellement. Il ne mesure ni rapidité, ni fiabilité, ni satisfaction des utilisateurs. La gamme DentalSoft occupe une seule ligne commerciale parce qu’Ortholeader, Orthalis et Orthokis appartiennent au même éditeur ; leurs différences utiles sont indiquées après le tableau.
| Solution | Périmètre et installation annoncés | À vérifier en démonstration |
|---|---|---|
| DentalSoft : Ortholeader, Orthalis, Orthokis | Gestion dédiée à l’orthodontie ; installation locale avec serveur au cabinet. Dossier, agenda, devis, télétransmission et imagerie sont annoncés pour les trois. | Ergonomie de chaque logiciel, connecteurs de votre matériel exact, sauvegarde externalisée, composition du devis. |
| OrthoADVANCE | Gestion dédiée à l’orthodontie depuis un navigateur, sans serveur au cabinet ; application pour l’équipe et portail patient annoncés. | Connexion et continuité d’activité, reprise des données, formats d’export, coût selon la patientèle et les options. |
| Orthofast | Gestion dédiée à l’orthodontie, annoncée sur Mac et Windows ; agenda, dossier clinique, céphalométrie, photos et facturation SESAM-Vitale. | Hébergement réel, passerelles avec votre imagerie, reprise des anciens dossiers, contrat de maintenance et prix. |
| Veasy | Logiciel dentaire généraliste accessible par navigateur ; l’éditeur annonce l’orthodontie parmi ses activités couvertes. | Profondeur du suivi ODF dans un cabinet spécialisé, photos répétées, céphalométrie, devis et calendrier de traitement. |
Une différence déjà publiée dans la gamme DentalSoft mérite attention : sa matrice de fonctions attribue à Orthalis la passerelle Spark/Invisalign et l’application patient Dentapoche. Elle annonce Dentapoche pour Ortholeader et Orthokis à partir de 2027. Ne transformez pas une fonction future en fonction disponible lors d’un achat en 2026. DentalSoft indique également qu’Orthokis est proposé en Belgique et au Luxembourg ; cela ne suffit pas à choisir entre les trois pour un cabinet français. Il faut voir les interfaces et les connecteurs de la version vendue.
Veasy reste dans le tableau comme possibilité pour un cabinet dentaire mixte, pas comme preuve d’équivalence avec un logiciel exclusivement orthodontique. Son éditeur annonce agenda, dossier, facturation et orthodontie dans une même interface, mais la page consultée ne documente pas assez finement le déroulé d’un traitement ODF pour conclure à une correspondance fonction par fonction. Laissez la colonne non démontrée ouverte jusqu’à l’essai.
Tester le circuit des photos avant de comparer les appareils
Demandez à l’éditeur de réaliser devant vous une série extra-orale puis intra-orale sur un patient fictif. Vérifiez l’identification du bon dossier, l’ordre des vues, les dates, la recherche d’une ancienne série, l’export d’une planche et l’accès depuis chaque poste autorisé. Une démonstration avec une galerie déjà remplie n’établit pas que l’assistante pourra capturer, classer et retrouver les clichés dans le flux quotidien. Faites aussi vérifier le transfert depuis l’appareil photo, la carte ou l’application mobile que le cabinet utilisera réellement.
Les modes d’entrée documentés diffèrent. DentalSoft annonce le classement des radios, photos et empreintes dans le dossier des trois logiciels. OrthoADVANCE décrit la prise par son application Pro, l’import depuis appareil WiFi ou carte SD et la comparaison de séries. Orthofast mentionne des scénarios et comparaisons de photos. Ces déclarations ne démontrent pas la compatibilité d’un boîtier, d’un format de fichier ou d’un protocole de prises de vue particulier. Demandez la liste écrite des appareils et versions pris en charge.
Examiner les données, la migration et le coût complet
Le choix entre un serveur au cabinet et un service en ligne change les responsabilités techniques. DentalSoft dit héberger les dossiers sur un serveur local, avec sauvegarde externalisée possible ; OrthoADVANCE se présente comme entièrement accessible par navigateur ; Veasy se présente aussi comme un service cloud. Pour chaque offre, demandez qui héberge les données, qui administre les accès, quelle sauvegarde est comprise, comment une restauration a été testée et ce qui se passe si Internet ou le serveur local devient indisponible. Pour un hébergement de données de santé réalisé par un tiers, l’Agence du Numérique en Santé explique le cadre HDS ; vérifiez l’hébergeur et le périmètre de sa certification, pas seulement un logo commercial.
La reprise de l’existant doit faire partie du devis. DentalSoft annonce l’import des dossiers, images et historiques de facturation lors de l’installation d’Ortholeader. Cette promesse générale ne précise pas les exceptions de votre ancien format. Demandez un inventaire écrit des données reprises, un contrôle sur échantillon, le calendrier de bascule et les modalités d’export si vous changez un jour de fournisseur. Vérifiez le nombre de postes, les modules, le support et la formation de l’équipe dans la même proposition.
Le prix facial ne suffit pas. DentalSoft indique un tarif Ortholeader personnalisé sur devis, fonction de l’équipe, des postes, des modules et du matériel associé. OrthoADVANCE publie une grille liée au nombre de patients en traitement et détaille notamment télétransmission, import initial et messages. Pour Orthofast et Veasy, les pages consultées ne donnent pas un prix complet comparable. Calculez sur une même durée les frais de démarrage, licences, postes, modules, migration, support, sauvegarde, SMS et remplacement éventuel du serveur ; demandez un devis daté pour chaque cabinet.
Une démonstration utile suit le travail d’une journée
Préparez deux dossiers fictifs, dont un avec plusieurs membres d’une famille. Faites créer un rendez-vous, saisir une étape de traitement, rattacher une série photo et une radio, établir un devis avec échéancier, puis retrouver ces éléments depuis le fauteuil et le secrétariat. Demandez à voir les droits d’accès distincts de ces deux rôles, un changement de rendez-vous, un paiement partiel et un export de document. Sur la télétransmission, faites préciser la version et le périmètre agréés pour votre activité, ainsi que le traitement des rejets ; le CNDA est le point d’entrée institutionnel pour les procédures d’agrément des logiciels.
Terminez par les scénarios moins visibles dans une présentation commerciale : une coupure de réseau, une restauration de sauvegarde, l’arrivée d’un nouveau collaborateur et le départ du logiciel. Notez la réponse de l’éditeur pour chaque tâche, avec version, option éventuelle et coût. C’est seulement après ces essais comparables que la facilité d’usage, la qualité du support et l’adéquation au cabinet peuvent être jugées. Cette page est une analyse des documents publiés par les éditeurs, sans accès aux logiciels ni test indépendant de leurs performances.
Continuer le choix du cabinet
Le logiciel organise les fichiers ; la qualité et la répétabilité des clichés se vérifient aussi au moment de choisir l’équipement photo.
Choisir un appareil photo dentaire