Une supraclusion corrigée peut évoluer après la fin du traitement actif, y compris sous contention. Pour interpréter cette évolution, il faut disposer d'une mesure de référence du recouvrement, puis examiner les contacts antérieurs, l'éruption et l'occlusion au suivi. La seule présence d'un dispositif ne démontre pas une stabilité verticale. [1, 2]

Mesurer le changement de recouvrement
Mesurer le recouvrement incisif dans les mêmes conditions cliniques et le confronter aux documents de fin de traitement. Rechercher si le changement concerne surtout les incisives, les secteurs postérieurs ou l'occlusion dans son ensemble. Chez un patient encore en croissance, l'éruption et l'évolution verticale peuvent modifier le résultat. Le manuel décrit ce point comme une raison de surveiller la correction, sans imposer une contention verticale identique pour tous. [1]
Interpréter le suivi avec les limites des études
Une cohorte de suivi à long terme a retrouvé des changements variables après correction d'une supraclusion ; ses patients avaient reçu des traitements et des contentions différents. Elle ne permet pas de prévoir l'évolution d'un cas à partir d'une valeur moyenne. Une revue systématique indique également que les définitions de récidive et les protocoles diffèrent entre études. [2, 3]
Le contrôle utile associe mesure verticale, symptômes ou contacts traumatiques éventuels, état du dispositif et évolution de la dentition. Si un changement est constaté, reprendre le bilan avant d'attribuer une cause à l'absence de port ou de décider une mécanique. [1–3]
Le raisonnement mécanique initial est détaillé dans intrusion ou extrusion devant une supraclusion.
Conclusion clinique
Une comparaison datée du recouvrement, des contacts et du dispositif aide à distinguer un changement mesuré d'une impression de récidive. Aucun seuil de reprise ni type de contention n'est proposé ; un contact traumatique ou une modification rapide exige un examen individualisé.
Édition ALIGNEO · Revue documentaire : 1er novembre 2026.
Sources
- Proffit WR et al. Contemporary Orthodontics, 6e éd., 2019, chap. 18, p. 582. Référence académique de fond.
- Danz JC et al. Stability and relapse after orthodontic treatment of deep bite cases. Eur J Orthod, 2014. Cohorte de suivi, traitements hétérogènes.
- Huang GJ et al. Stability of deep-bite correction: A systematic review. J World Fed Orthod, 2012. Revue de 26 études ; l'effet propre de la contention y est mal documenté.
